Petit à petit, l’oiseau fait son nid!

Hier, nous avons présenté notre Agamemnon pour la première fois. Il a parcouru un long chemin. Petit historique :

Avril 2014, voyage Rennes-Paris. Dans le train, Anthony écrit le premier jet d’Agamemnon. Je dessine sur mon carnet une petite esquisse en me regardant dans la vitre du train. Cette esquisse ressemblait à peu près à ça :

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Anthony me dit que ça lui fait penser à Clytemnestre, et que ça ferait une bonne affiche pour la pièce.

Entre temps, nous nous occupons de monter Prométhée, que nous jouons à Paris 3 au festival A Contre Sens (Paris 3) et chez Jean-Pierre Dans le Desordre, en Bretagne (35).

Le texte d’Agamemnon comprenait trois personnages, Agamemnon, Clytemnestre (sa femme), et Egisthe, l’amant. Configuration classique.Sauf que l’amant était ici représenté par un mannequin. J’ai d’abord eu l’idée de chercher un mannequin qui pourrait être assis sur une chaise avec des roues. Nous avons aussi penser lui fabriquer une tête de paille, pour faire d’Egisthe un véritable chien de paille. Nous avons finalement décidé de fabriquer une véritable marionnette, ce qui changeait considérablement le rapport que nous allions avoir avec lui :

 

La marionnette achevée, il ne nous manque plus que d’enregistrer sa voix. Et c’est encore une autre affaire, car Egisthe, en plus d’être un mannequin, est en plus un poète, et assez bavard. Nous avons contacté notre ami le poète Pierre Saunier, qui nous a proposé des textes qui pourraient convenir à la pièce. Nous en avons choisi trois.

Puis, avec ce même Pierre Saunier, nous avons enregistré la voix d’Egisthe, celle qu’on entend dans le spectacle, une voix qui le rend en quelque sorte humain, surtout face aux monstres que représentent Agamemnon et Clytemnestre.

Entre temps, nous avons fait des essayages de chapeaux, afin qu’il trouve son propre style, et l’avons initié à la viole de gambe :beignet3-24

Ensuite, nous avons pu commencer les répétitions avec tout les éléments nécessaire mais, comme d’habitude, dans des endroits quelque peu précaires, avec à peine une table et deux chaises, en transportant partout notre Egisthe dans son sac.

Mais nous avons somme toute réussi à en tirer quelque chose, une forme théâtrale dont on peut dire aujourd’hui fièrement que nous l’avons fabriquée de toute pièce !

Et voilà, ce vendredi 6 mai 2016, nous avons présenté Agamemnon pour la première fois au Conservatoire Hector Berlioz, une première incertaine, peut-être un peu bancale, livrée aux aléas de la technique, pour une pièce qui n’avait plus besoin que du regard du spectateur pour se solidifier, trouver sa forme définitive (si elle existe). Ce n’était peut-être pas la dernière marche, mais elle était haute, et nous espérons mener Agamemnon plus loin encore ! Et votre présence, vos retours, nous ont encore une fois beaucoup aidé à trouver la direction dans laquelle nous devons aller, et à nous engager sur ce chemin avec confiance.

A très bientôt, je l’espère !

Louise, pour Hanami

 

 

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Au fait, pourquoi « Hanami » ?

Oui c’est vrai ça, bonne question !

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